Jules

 

Depuis mon arrivée chez eux, je sens une présence, oh rien de négatif bien au contraire, mais cette impression est parfois palpable.

Je me suis senti dérouté au début, mais aujourd’hui je serais perdu dans elle.

Ce fut tout d’abord la découverte de la niche dans la cour, une niche aux dimensions immense par rapport à moi, puis il y eut le ballon de foot , ce jouet racontait toute une histoire et il semblait que j’étais le seul capable de la lire,, de la faire encore exister, et par-dessus tout , il y eut leurs éclats de rire qui finissaient souvent par des larmes furtivement essuyées, comme s’ils essayaient de ses les cacher l’un à l’autre.

Un jour enfin, je la vis regarder une photo placée au dessus de son bureau, elle regardait cette image et son visage reflétait la douleur, je ne puis faire autrement que de venir dans ses jambes pour prévenir les inévitables larmes qui perlaient déjà dans ses yeux.

Cette ombre à la fois protectrice pour moi et douloureuse pour eux, était celle de mon prédécesseur, un labrador qu’ils avaient chéri jusqu’à sa fin, Scherzo, un peu mon frère…

 

Scherzo